Youssouf Fofana
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1982 - 1983 |
|
? | ? |
| 1983 - 1984 |
|
? | 4 |
| 1984 - 1985 |
|
20 | 6 |
| 1985 - 1986 |
|
23 | 2 |
| 1986 - 1987 |
|
29 | 6 |
| 1987 - 1988 |
|
23 | 7 |
| 1988 - 1989 |
|
25 | 0 |
| 1989 - 1990 |
|
30 | 2 |
| 1990 - 1991 |
|
20 | 4 |
| 1991 - 1992 |
|
27 | 1 |
| 1992 - 1993 |
|
12 | 0 |
| 1993 - 1994 |
|
16 | 1 |
| 1994 - 1995 |
|
11 | ? |
| 1995 - dec 1995 |
|
? | ? |
| jan 1996 - 1996 |
|
? | ? |
| 1996 - 1997 |
|
? | 8 |
-
1982 -
1984 :
ASEC Mimosas
-
1984 -
1985 :
AS Cannes
-
1985 -
1993 :
AS Monaco
-
1993 -
1995 :
Girondins de Bordeaux
-
1995 -
dec 1995 :
Karsiyaka SK
-
jan 1996 -
1997 :
Al Nasr Riyad
- 1988 : Champion de France (Monaco)
- 1989 : Finaliste de la Coupe de France (Monaco)
- 1991 : Vainqueur de la Coupe de France (Monaco)
- 1992 : Finaliste de la Coupe d’europe des vainqueurs de Coupes (Monaco)
- 1992 : Vainque de la CAN (Côte d’Ivoire)
- 12 sélections en équipe nationale
Sa vie, son oeuvre
Youssouf Fofana débarque à l’ASEC Abidjan très jeune (à 12 ans). Très vite il va devenir le meilleur joueur du club et commence avec les pros très précocement. Ultra rapide, technique exceptionnelle, les superlatifs ne manquent pas pour qualifier le diamant noir. Forcément un tel talent ne reste pas longtemps au pays. A 18 ans, il s’envole pour la France et plus précisément la côte d’azur. Il débarque à Cannes qui végète en D2. C’est Jean-Marc Guillou qui le fait venir. Le transfert est assez compliqué et le 1 octobre, il rejoint enfin Cannes, après que le Président ivoirien eu enfin donné son accord pour le départ du joueur. Malgré son jeune âge, il va rapidement faire son trou sur le front de l’attaque des dragons : Gilles Rampillon termine pénardement sa carrière en numéro 10 et la concurrence pas très féroce se nomme Roberto Parodi ou Jean-François Samba. Les cannois emmené par Rudy Krol le libero de l’Ajax en pré-retraite démarrent le championnat en fanfare mais rentrent rapidement dans le rang. Au stade de la Bocca, il n’y a pas grand-chose à voir sauf cet attaquant fin te racé, virevoltant et insaisissable au pied gauche magique. Il mettra 4 pions en 20 matchs, ratio pas ahurissant mais avec les bras cassés qu’il a derrière lui, difficile de faire mieux…
Youssouf ne va pas s’attarder à Cannes rejoint la principauté dès 1985. Sous la houlette de Lucien Muller, Youssouf malgré toute sa sympathie, va pour la première fois se frotter une concurrence de choix : Daniel Bravo, Bruno Bellone, Philippe Tibeuf et Philippe Anziani. L’ex sochalien et l’enfant chéri de la baie des anges sont intouchables et Youssouf débute souvent sur le banc. Il faut dire qu’ son âge il manque encre de maturité. Certes sa spontanéité et son côté feu follet en font un élément très intéressant, mais le diamant doit être poli. Tout de même, notre ami marque 6 buts pour sa première année dans une équipe sérieuse. Il ne fera jamais tellement mieux. Youssouf Fofana, c’est un peu le drame de ces joueurs africains, extrêmement doué mais un peu trop dilettante pour vraiment crever le plafond. Youssouf se contentera d’un rôle de joker de luxe, tournant à une grosse vingtaine de match par an et 6-7 buts. Stefan Kovacs succède à Muller puis Arsène Wenger débarque en 1987. L’entraineur alsacien qui déjà aime le petit jeunes, préfère s’appuyer sur de l’expérimenté avec le duo Glenn Hoddle - Mark Hateley. Youssouf est sur le banc en compagnie d’Omar Da Fonseca. Avec ses 6 buts, Monsieur je veux dribler, un autre de ses surnoms glane son premier titre de champion de France en 1988. L’année suivante, il disputera une finale de Coupe de France, perdue contre l’OM mais fera parler de lui lors d’un huitième de finale de C1 contre le FC Bruges où il marque un triplé. Youssouf est enfin devenu titulaire et forme un solide duo avec le liberien Georges Weah, Mark Hateley passe sur le banc où il rejoint la recrue Tony Kurbos.. Monaco n’arrive pas à taper l’OM. Et puis tout va se dérégler pour l’ivorien. A l’automne 90, un jeune joueur débarque : Youri Djorkaeff. Déjà qu’avec l’argentin Ramon Diaz, il avait du mal, là c’en est trop. Youssouf retourne sur le banc, d’où il vit la victoire en Coupe de France contre Marseille. Heureusement, l’argentin quitte le club et Youssouf retrouve sa place. Il va faire une super saison 91-92, à l’image de toute l’équipe de la Principauté, qui ratera l’occasion d’un triplé historique. En championnat, Monaco reçoit l’OM à quelques journées de la fin pour une explication décisive… ce sera le cas puis que les rouge et blanc prennent une raclée 3-0. EN Coupe de France, Monaco est « privé » de finale à la suite du Drame de Furiani, et come un malheur ne vient jamais seul, 3 jours plus tard, toujours sous le choc, ils se coltinent le Werder Brême en finale de C2… La poisse.
Cette année là, Youssouf sera alors au sommet de sa carrière puisqu’Avec les éléphants, il remporte la CAN. A son retour à Monaco, Jürgen Klinsmann remplace Weah parti au PSG et Youssouf, souvent blessé joue beaucoup moins. Sans état d’âmes, Wenger n’hésite pas à se séparer de son diamant noir l’issue de la saison.
Wenger c’est un peu comme Guy Roux, quand il lâche un joueur, c’est soit qu’il est cramé, soit que c’est une fausse promesse. Là on est plutôt dans le second cas et la bonne poire s’appelle Bordeaux. Il n’y a que Rolland Courbis pour tomber dans le panneau. Youssouf Fofana est alors en bout de course et va jouer le rôle de joker, derrière Christophe Dugarry et Stéphane Paille. Malgré Zinédine Zidane qui fait ses premiers pas en bleu, les girondins terminent 4ème. Avec 1- matchs, Youssouf traine la patte, ce sera pire la saison d’après puisque le titulaire s’appelle Anthony Bancarel, pas connu pour être un redoutable buteur..
Sentant que la fin est proche, Youssouf part alors en Turquie. Toujours en délicatesse avec son genou, il joue très peu, voire pas du tout. Il se fait opérer puis part en Arabise Saoudite où il terminera sa carrière.
Youssouf Fofana va rentrer au pays : « Pour un Africain évoluant en Europe, dès la fin de sa carrière, la première des choses est de rentrer chez lui. Après avoir passé des années là-bas, vous pensez à la famille, au pays. Quand vous êtes dans votre pays, vous êtes libre, vous pouvez faire ce que vous voulez. Ailleurs c’est différent. Je suis donc rentré et aujourd’hui j’ai des responsabilités avec mon club. Et j’y suis bien. Il se lance dans l’immobilier mais très vie rejoint son club de cœur, l’ASEC.
Au début, il fait office de conseiller du Président du club, sur le recrutement où sur l’Académie, le centre de formation mis en place par son ancien coach Cannes, [(Jean-Marc Guillou]]. En 2001, Youssouf devient directeur sportif du club. Il est toujours sen place et poursuit la politique de Guillou.





Commentaires
Comment Fofana peut-il n'avoir que 12 séléctions avec les Eléphants ?
IMPOSSIBLE